rencontre avec Hubert Lauth jeudi 31 janvier

KILOMÈTRES CONTEURS  Hubert LAUTH

En voiture pour une échappée belle à travers la France, une escapade joyeuse dans le temps de notre enfance. Un savoureux récit sur les routes de l’Hexagone dont le héros est une auto et le lecteur son passager.
C’est à bord d’une ID –à qui l’auteur donne une âme – que l’on embarque pour des pérégrinations dont la voiture devient le guide stimulant. La fameuse ID, soeur jumelle de la DS, a vu le jour dans les années 50.   Originale voire révolutionnaire pour l’époque, elle est restée chère à bien des coeurs et fait partie de notre inconscient collectif.

Le lecteur suit son regard, partage ses ressentis, ses émotions, ses rencontres et même ses rêves.    Avec elle, il prend la tangente pour un Tour de France à la découverte de ces petites choses ou de ces évènements minuscules qui habitent les parcours et que l’on croyait disparus ou que l’on pensait avoir oubliés. On traverse ainsi montagnes, plaines, forêts et campagnes pour aller voir la mer.

On découvre villes et villages, on prend le bac pour aller d’une rive à l’autre d’un fleuve, on file à vive allure sur les routes qui « s’enfoncent, émergent, respirent, déferlent, se croisent et s’entrecroisent puis disparaissent ».
Les Dames de France des centres-villes, les places des jours de marché, les fêtes de villages, les sites touristiques et leurs hôtels avec vue panoramique, un mariage dans la grande ville, des ébats amoureux dans l’habitacle de l’I.D… Autant d’instants volés et de lieux surprenants qu’Hubert Lauth retranscrit avec justesse et poésie.
Et lors de ce joli périple, il y a des rencontres improbables avec Guillaume Le Conquérant, Gérard Philipe, le Général et Yvonne, mais surtout Jean Jaurès, que l’ID rêve de prendre en stop.

Au fil des pages, la route est si belle, les découvertes et les rencontres si inattendues que l’on ne peut trouver le temps long, et on craint à tout instant de s’arrêter ou que le voyage ne se termine. Avec cette ID douée pour le voyage, si sympathique, et la plume alerte de l’auteur, on avale les kilomètres avec joie, on est dans notre lecture en roue libre comme poussé par le vent.

Ce contenu a été publié dans Littérature française. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.